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Blog sur le basketball universitaire, la ncaa, mais aussi sur le basketball europeen et americain (nba). Basket - Bball - Basket-ball - NBA - NCAA - NJCAA - NAIA

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Jim Valvano - Don't give up... don't ever give up!

Cette semaine etait marquee par le Jimmy V Classic, le tournoi organise pour reunir des fonds pour la recherche contre le cancer et specialement pour la fondation "Jimmy V'. Et je tenais vraiment a vous parler de Jimmy V. Ce nom ne dit peut etre rien a ceux qui sont novices du basketball universitaire. Il dit peut etre quelque chose a ceux qui s'interessent a la NCAA depuis peu, mais pour ceux qui sont vraiment dans l'ambiance NCAA, Jim Valvano ou encore Jimmy V, c'est un nom qui est charge d'emotions, a la fois sportives mais aussi et surtout humaines.

 

Qui est Jim Valvano?

Descendant d'immigres italiens, Jim Valvano est un enfant de New York city. Comme il le dit dans son fameux discours lors des ESPY Awards de 1993, il est l'enfant de Rocco et Angelina Valvano. La famille est heureuse, l'amour regne chez les Valvano. Il decrit l'ambiance familiale ainsi: "Pour comprendre a quel point ma famille est unie - nous nous etreignions, embrassions, touchions, et nous nous disions 'je t'aime' si souvent que nous aurions du etre classes X". Il joue au basketball au lycee et a l'universite puis devient assistant coach et enfin head coach.

Alors quoi de particulier chez cet homme comme il en existe beaucoup dans le monde? C'est quelqu'un qui se donne a fond dans tout ce qu'il entreprend. Il a pour philosophie la notion qu'un homme ordinaire peut realiser des choses extraordinaires, s'il le veut vraiment. Il a demontre un enthousiasme pour la vie, il a eu de grands reves et il a travaille dur pour les faire devenir realite. Adolescent, on lui demande d'ecrire sur une fiche blanche ses aspirations professionnelles. Il avait marque sur cette fiche qu'il voulait jouer au basketball au lycee, qu'il voulait jouer au basketball a l'universite, qu'il voulait devenir assistant coach, qu'il voulait ensuite devenir head coach, gagner un match au Madison Square Garden et enfin gagner le titre national. Quelques annees plus tard il retrouve cette fiche et commence a cocher ses reves, un a un, reves devenus realite.

Il joue au Seaford High School au debut des annees 60.

Il va a l'universite de Rutgers ou il joue aussi au basketball. Il est nomme athlete senior de l'annee de l'ecole en 1967. Il mene les Scarlet Knights a la 3eme place du tournoi NIT et finit 21eme dans le classement des meilleurs marqueurs de Rutgers, avec 1,122 points en carriere.

La saison suivante, il est assistant coach a Rutgers (il temoignera de sa mesaventure lors de son premier match dans le discours des ESPY Awards dont je parle plus bas).

Il prend tres rapidement un poste de head coach a John Hopkins (universite dans le Maryland) en 1968. Cette saison est la premiere saison victorieuse (plus de victoires que de defaites, 10-9) de l'ecole depuis 24 ans.

En 1972, il devient le head coach de Bucknell ou il a un bilan de 33-42.

En 1975, il prend les commandes de Iona College, qu'il emmenera 2 fois au tournoi NCAA avec un bilan total de 99-47 en 5 saisons.

Il devient ensuite head coach de North Carolina State en 1980 ou il obtient un bilan de 209-114.

La finale NCAA 1983

En 1983, il se retrouve en finale du championnat NCAA contre Houston et des joueurs tels que Akeem Olajuwon, Clyde Drexler, Michael Young et Larry Micheaux, la fameuse et redoutee Phi Slamma Jamma. Houston arrive en finale avec un bilan de 31-2, dont 26 victoires consecutives. Houston est ultra favori devant NC State qui n'etait meme pas classe dans les top 25 a la fin de la saison reguliere et qui ne doit sa participation au tournoi NCAA que grace a sa presence en finale du tournoi de conference de l'ACC. C'est David contre Goliath. Du cote de North Carolina State, les joueurs etaient Lorenzo Charles, Cozell McQueen et Thurl Bailey a l'interieur et Sidney Lowe, Dereck Whittenburg, Ernie Myers et Terry Gannon aux postes d'arrieres. Et il arriva ce qu'il devait arriver. NC State s'accroche et reste dans le sillage de Houston qui n'arrive pas a deployer son jeu comme a l'accoutumee. Il reste 1 minute et le score est de 52 partout. NC State a le ballon et Valvano crie du bord de touche: "One shot!" (Un tir! - a l'epoque il n'y a pas de temps limite pour la possession du ballon). Dereck Whittenburg recupere le ballon de Sidney Lowe, il ne reste que 15 secondes de jeu. Le Wolfpack est encore trop loin du panier pour un shoot facile, les secondes s'egrennent. 5 secondes au chrono, la fin du match est proche et on se dirige directement vers la prolongation. Whittenburg est encore loin du panier et tente le tout pour le tout avec un shoot ou plutot un lancer de ballon. Celui-ci suit sa trajectoire montante puis apres avoir atteint le sommet, il commence a redescendre en direction du panier, les secondes passent, 5... 4... 3... le tir semble etre a cote, trop court, le miracle n'aura pas lieu, tous les regards suivent le ballon qui descend mais qui n'ira pas dans le filet. Prolongation.... mais sortis de nulle part, 2 bras s'elevent, ceux de Lorenzo Charles. Ils s'elevent au dessus de la defense de Houston. Les mains se pressent contre le cuir du ballon et Lorenzo Charles dunk le ballon sans avoir pose les pieds au sol. Le buzzer retentit au meme moment. NC State remporte le titre national 1983, sur le score de 54-52, la stupeur sur tous les visages. Puis c'est l'explosion de joie. Tout le monde se rue sur le terrain et la une image restera gravee a jamais, pendant quelques secondes on voit Jim Valvano courrir en cherchant desesperement quelqu'un a etreindre et il court sans trouver personne, jusqu'a ce qu'il se jette dans les bras du directeur sportif de NC State. Encore une fois avec des joueurs ordinaires, Jimmy V avait reussi quelque chose d'extraordinaire.

C'est sans aucun doute la plus belle finale, en termes d'emotions, qu'il m'ait ete donne de voir. On a souvent parle des 9 vies de NC State, qui a du passer par une longue serie de 9 miracles pour obtenir ce titre.

La maladie

Jim Valvano a poursuivi sa carriere derriere l'ecran de television en tant que broadcaster et analyste. En juin 1992, il recoit la dramatique nouvelle, il est atteint du cancer, le Metastatic Adenocarcinoma pour etre precis. C'est incurable, le medecin lui donne un an a vivre.

La commence une nouvelle phase de sa vie, il veut etre utile a tous les patients atteints du cancer et menera ses dernieres forces dans la bataille contre la maladie.

Au mois de mars 1993, il est honore lors des premiers ESPY Awards, trophees sportifs organises par la chaine de television ESPN. Il recoit le Arthur Ashe Award, trophee du courage. Il monte sur la scene, peniblement car deja diminue par la maladie. Il tient sur cette scene un discours qui est reste memorable. Il delivre un discours dont j'ai ajoute le transcript, ainsi qu'un extrait video, a la fin de cet article qui provoque rires et larmes au public present, compose en majorite d'athletes. Il annonce qu'il a cree avec ESPN une fondation, la Jimmy V foundation, pour aider la recherche contre le cancer. Il est magnifique malgre sa faiblesse, il annonce des le depart qu'il parlera plus longtemps que les autres invites de la soiree, il fait meme la remarque quand un membre du staff d'ESPN lui montre un panneau ou il est ecrit 30 secondes. Il dit qu'il en a rien a faire, qu'il parlera aussi longtemps qu'il le voudra. Il quitte la scene aide de ses deux plus fideles amis, Dick Vitale (ancien coach universitaire et NBA) et Coach K (coach de Duke) qui le soutiennent car il ne peut pas descendre les marches de la scene seul.  

Il avait dit dans son discours, qu'il voulait revenir l'annee suivante pour remettre le second trophee Arthur Ashe. Malheureusement, le 28 avril 1993, 55 jours apres le show, il s'eteint apres avoir lutte durement contre la maladie et meurt a l'hopital de l'universite de Duke ou il a passe les derniers mois de sa vie. Coach K raconte dans un de ses livres que j'ai lu l'an dernier, ses visites quotidiennes a son ami et ancien rival.

Jim Valvano est une sorte de symbole du basketball universitaire. Il a montre qu'il est possible de gagner, d'atteindre ses objectifs, meme quand au depart, on ne semble pas pret a les atteindre. Avec de la perseverance et du travail intense, tout le monde est capable de realiser ses reves. Jim Valvano l'a fait et a montre la voie. Comme il le dit lui meme, "la journee est composee de 86,400 secondes. C'est a vous de decider de ce que vous en ferez."

J'espere que vous aurez apprecie l'histoire de Jimmy V. Moi, elle m'a touchee quand il a remporte le titre universitaire. Je ne l'ai pas vu en reel, je n'ai decouvert le basketball universitaire qu'en 1985 avec Georgetown. Mais l'emotion est la, bien vivante a chaque fois que la finale est diffusee, meme apres plus de 20 ans. Son histoire m'a touchee d'autant plus que mon pere est un patient du cancer, pas le meme cancer que celui de Valvano, mais un cancer qui tue, comme souvent. Il est en bonne sante apres une operation chirurgicale mais la menace est toujours la. Le cancer reste tapis dans l'ombre. Du coup, je fais moi-meme partie de la population a risque et je vais commencer a etre teste dans quelques annees, afin de pouvoir deceler les premiers signes de cette foutue maladie et eviter les traitements dont les procedures sont lourdes, ce que n'a pas pu empecher mon pere.

Il faut savoir que le cancer est un fleau silencieux. On en parle sans en parler vraiment, d'autres fleaux ont pris sa place dans l'actualite. Selon les chiffres donnes par la Jimmy V foundation, le cancer tue un americain toute les minutes. Un homme sur deux et une femme sur trois sera atteint/atteinte du cancer. Trois familles americaines sur quatre ont ou auront au moins un cas de cancer. Aux USA, le cancer est la seconde cause des deces, concernant un sur quatre d'entre eux.

Il faut quand meme que je finisse sur une bonne note. La recherche sur le cancer fait de grands progres et il est estime que 64% des adultes, malades du cancer seront encore vivants dans 5 ans. Chez les enfants, c'est 75% des malades qui sont encore vivants apres 10 ans.

Rien ne vaut le conseil de Jimmy V. - Don't give up... don't EVER give up! (N'abandonnez pas... n'abandonnez JAMAIS).

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Extrait video du discours de Jimmy V. aux ESPY Awards en 1993

avec Quick Time 

avec Real Media 

Transcript du discours - en anglais

 Thank you, Thank you very much. Thank you. That's the lowest I've ever seen Dick Vitale since the owner of the Detroit Pistons called him in and told him he should go into broadcasting.

I can't tell you what an honor it is, to even be mentioned in the same breath with Arthur Ashe. This is something I certainly will treasure forever. But, as it was said on the tape, and I also don't have one of those things going with the cue cards, so I'm going to speak longer than anybody else has spoken tonight. That's the way it goes. Time is very precious to me. I don't know how much I have left and I have some things that I would like to say. Hopefully, at the end, I will have said something that will be important to other people too.

But, I can't help it. Now I'm fighting cancer, everybody knows that. People ask me all the time about how you go through your life and how's your day, and nothing is changed for me. As Dick said, I'm a very emotional and passionate man. I can't help it. That's being the son of Rocco and Angelina Valvano. It comes with the territory. We hug, we kiss, we love. When people say to me how do you get through life or each day, it's the same thing. To me, there are three things we all should do every day. We should do this every day of our lives. Number one is laugh. You should laugh every day. Number two is think. You should spend some time in thought. Number three is, you should have your emotions moved to tears, could be happiness or joy. But think about it. If you laugh, you think, and you cry, that's a full day. That's a heck of a day. You do that seven days a week, you're going to have something special.

I rode on the plane up today with Mike Krzyzewski, my good friend and wonderful coach. People don't realize he's ten times a better person than he is a coach, and we know he's a great coach. He's meant a lot to me in these last five or six months with my battle. But when I look at Mike, I think, we competed against each other as players. I coached against him for fifteen years, and I always have to think about what's important in life to me are these three things. Where you started, where you are and where you're going to be. Those are the three things that I try to do every day. When I think about getting up and giving a speech, I can't help it. I have to remember the first speech I ever gave.
I was coaching at Rutgers University, that was my first job, oh that's wonderful (reaction to applause), and I was the freshman coach. That's when freshmen played on freshman teams, and I was so fired up about my first job. I see Lou Holtz here. Coach Holtz, who doesn't like the very first job you had? The very first time you stood in the locker room to give a pep talk. That's a special place, the locker room, for a coach to give a talk. So my idol as a coach was Vince Lombardi, and I read this book called "Commitment To Excellence" by Vince Lombardi. And in the book, Lombardi talked about the fist time he spoke before his Green Bay Packers team in the locker room, and they were perennial losers. I'm reading this and Lombardi said he was thinking should it be a long talk, or a short talk? But he wanted it to be emotional, so it would be brief. So here's what I did. Normally you get in the locker room, I don't know, twenty-five minutes, a half hour before the team takes the field, you do your little x and o's, and then you give the great Knute Rockne talk. We all do. Speech number eight-four. You pull them right out, you get ready. You get your squad ready. Well, this is the first one I ever gave and I read this thing. Lombardi, what he said was he didn't go in, he waited. His team wondering, where is he? Where is this great coach? He's not there. Ten minutes he's still not there. Three minutes before they could take the field Lombardi comes in, bangs the door open, and I think you all remember what great presence he had, great presence. He walked in and he walked back and forth, like this, just walked, staring at the players. He said, "All eyes on me." I'm reading this in this book. I'm getting this picture of Lombardi before his first game and he said "Gentlemen, we will be successful this year, if you can focus on three things, and three things only. Your family, your religion and the Green Bay Packers." They knocked the walls down and the rest was history. I said, that's beautiful. I'm going to do that. Your family, your religion and Rutgers basketball. That's it. I had it. Listen, I'm twenty-one years old. The kids I'm coaching are nineteen, and I'm going to be the greatest coach in the world, the next Lombardi. I'm practicing outside of the locker room and the managers tell me you got to go in. Not yet, not yet, family, religion, Rutgers Basketball. All eyes on me. I got it, I got it. Then finally he said, three minutes, I said fine. True story. I go to knock the doors open just like Lombardi. Boom! They don't open. I almost broke my arm. Now I was down, the players were looking. Help the coach out, help him out. Now I did like Lombardi, I walked back and forth, and I was going like that with my arm getting the feeling back in it. Finally I said, "Gentlemen, all eyes on me." These kids wanted to play, they're nineteen. "Let's go," I said. "Gentlemen, we'll be successful this year if you can focus on three things, and three things only. Your family, your religion and the Green Bay Packers," I told them. I did that. I remember that. I remember where I came from.

It's so important to know where you are. I know where I am right now. How do you go from where you are to where you want to be? I think you have to have an enthusiasm for life. You have to have a dream, a goal. You have to be willing to work for it.

I talked about my family, my family's so important. People think I have courage. The courage in my family are my wife Pam, my three daughters, here, Nicole, Jamie, LeeAnn, my mom, who's right here too. That screen is flashing up there thirty seconds like I care about that screen right now, huh? I got tumors all over my body. I'm worried about some guy in the back going thirty seconds? You got a lot, hey va fa napoli, buddy. You got a lot.

I just got one last thing, I urge all of you, all of you, to enjoy your life, the precious moments you have. To spend each day with some laughter and some thought, to get you're emotions going. To be enthusiastic every day and as Ralph Waldo Emerson said, "Nothing great could be accomplished without enthusiasm," to keep your dreams alive in spite of problems whatever you have. The ability to be able to work hard for your dreams to come true, to become a reality.

Now I look at where I am now and I know what I want to do. What I would like to be able to do is spend whatever time I have left and to give, and maybe, some hope to others. Arthur Ashe Foundation is a wonderful thing, and AIDS, the amount of money pouring in for AIDS is not enough, but is significant. But if I told you it's ten times the amount that goes in for cancer research. I also told you that five hundred thousand people will die this year of cancer. I also tell you that one in every four will be afflicted with this disease, and yet somehow, we seem to have put it in a little bit of the background. I want to bring it back on the front table. We need your help. I need your help. We need money for research. It may not save my life. It may save my children's lives. It may save someone you love. And ESPN has been so kind to support me in this endeavor and allow me to announce tonight, that with ESPN's support, which means what? Their money and their dollars and they're helping me-we are starting the Jimmy V Foundation for Cancer Research. And it's motto is "Don't give up, don't ever give up." That's what I'm going to try to do every minute that I have left. I will thank God for the day and the moment I have. If you see me, smile and give me a hug. That's important to me too. But try if you can to support, whether it's AIDS or the cancer foundation, so that someone else might survive, might prosper and might actually be cured of this dreaded disease. I can't thank ESPN enough for allowing this to happen. I'm going to work as hard as I can for cancer research and hopefully, maybe, we'll have some cures and some breakthroughs. I'd like to think, I'm going to fight my brains out to be back here again next year for the Arthur Ashe recipient. I want to give it next year!

I know, I gotta go, I gotta go, and I got one last thing and I said it before, and I want to say it again. Cancer can take away all my physical abilities. It cannot touch my mind, it cannot touch my heart and it cannot touch my soul. And those three things are going to carry on forever.

I thank you and God bless you all.

 

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